Au cœur de la FIA 2023 : Ces entreprises italiennes en quête de nouveaux marchés

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Au cœur de la FIA 2023 : Ces entreprises italiennes en quête de nouveaux marchés

Des entreprises italiennes importantes prennent part à cet évènement qui prendra fin aujourd’hui. Ces dernières optent pour de nouveaux marchés en Algérie.

PAR ASSIA T.

C’est le cas de TREVI , une entreprise italienne spécialisée dans les fondations et le sous-sol, présente en Algérie depuis 1995. L’entreprise « est toujours à la recherche de nouveaux contrats », d’après son gérant Serkan Aksu que nous avons rencontré.

Selon lui, la foire internationale d’Alger « crée d’importantes opportunités » d’investissement. Cet événement, nous a-t-il confié, « nous a permis de rencontrer les hauts responsables ». Chose qui n’est, a-t-il, poursuivi, « pas à notre portée tous les jours ».

Lors de sa présence à la Safex, Trevi a pu s’enquérir des différentes opportunités disponibles. « Il y a des opportunités pour bientôt », a fait savoir M. Serkan.

A la recherche de partenariat Pour sa part, le directeur technique commercial Amine Briksi s’est réjoui de leur participation à la FIA. « C’est un honneur pour nous de participer à cette foire internationale d’Alger », a répliqué M. Briksi, directeur technique-commercial à Trevi
Algérie Eurl.

« C’est une occasion pour nous de donner plus de visibilité à notre entreprise ou chercher des partenariats », a assuré M. Briksi dans une déclaration à l’Algérie Aujourd’hui.

« Nous essayons toujours de renforcer notre présence en Algérie à travers la coopération dans notre secteur », a souligné le responsable technique commercial. Et d’ajouter : « Nous essayons de promouvoir l’image de notre entreprise dans le cadre des relations entre l’Algérie et l’Italie. »

Cette entreprise, qui a plus d’une vingtaine d’années d’existence en Algérie, a vu son
chiffre d’affaires en fluctuation. « Il y a des hauts et des bas », a indiqué son gérant Serkan Aksu en réponse à une question sur le rythme d’investissement. L’entreprise n’a selon, M. Serkan, pas échappé aux retombées de pandémie de Covid-19.

Durant cette période de conjoncture mondiale, l’entreprise italienne a vu son chiffre d’affaires reculer, d’après son gérant qui dit « avoir toujours confiance en l’Algérie ». Tout au
long de son existence en Algérie, Trevi a réussi à tisser des relations de confiance avec les autorités locales.

« Dès qu’il y a des projets qui nécessitent un travail complexe, nous sommes parmi les premières entreprises contactées. Nous sommes très contents d’avoir cette position dans le pays », nous a dit M. Serkan. Cette entreprise a, d’après M. Briksi, « un partenaire de confiance pour le développement de projets d’infrastructures essentielles ». Trevi s’est tout
d’abord engagée dans de grands projets de barrages.

Il s’agit de Hammam Boughrara (Tlemcen), Taksebt (Tizi Ouzou), Brézina (ElBayadh), Aïn Youcef Sikkak (Tlemcen), Sidi M’hamed Ben Taiba (Aïn Defla), Kramis (Mostaganem). « Son parcours est aussi marqué par la contribution dans d’autres projets d’envergure comme le métro d’Alger, l’autoroute Est-Ouest, les lignes ferroviaires Oued Tlélat/Tlemcen ou encore la grande mosquée d’Alger et dernièrement l’usine Cevital à Béjaïa entre autres », ont fait remarquer les responsables que nous avons rencontrés.

«L’Algérie, le pays maghrébin qui offre le plus d’opportunités»

Avec les nouvelles mesures prises par le gouvernement, MM. Serkan et Briksi se disent « optimistes pour le futur ». « La loi sur l’investissement promulguée en Algérie ouvre la voie à des avantages économiques et fiscaux », ont-ils argué.

« Parmi les pays maghrébins, c’est le pays qui offre plus de possibilités d’investissement. Dans notre secteur, nous sommes très dépendants des investissements créés par les gouvernements », a conclu M. Serkan.

Condotte, une autre entreprise italienne spécialisée dans le secteur des travaux publics, cherche également de nouvelles opportunités d’investissement en Algérie.

« Nous attendons des appels d’offres. Nous visons à conclure de nouveaux partenariats », a précisé Hamidi Sirine, ingénieure à l’entreprise italienne Condotte à l’Algérie Aujourd’hui. Condotte fait part d’une volonté de mettre encore en évidence ses réalisations en Algérie qui remontent à 1984.

En cette date, a fait remarquer Mme Hamidi en marge de sa présence à la FIA, Condotte
avait opéré dans le port industriel de Djendjen. De 1993 à 2007, l’entreprise a reçu
d’importants projets, à savoir le barrage de Hammam Bougherara, l’aqueduc de Beni
Haroun, d’après l’ingénieure. L’entreprise a également été chargée des travaux de
l’aqueduc de Cap Djinet ainsi que la 4e rocade d’Alger Hannacha-Berrouaghia.

«Des consultations avec Sonatrach»

Dans le pavillon consacré à l’invité d’honneur de cette édition, se trouve une autre entreprise. Alors que la réalisation des deux centrales électriques – l’une est située à Hassi Messaoud et l’autre à Batna – sont en phase finale, Ansaldo Energia vise à décrocher de nouveaux partenariats, d’après Hami Smaïl, responsable du département de la gestion de projets dans ladite entreprise.

Le principal fabricant italien des centrales électriques et des turbines à gaz, qui est présent en Algérie depuis environ une trentaine d’années, a Sonelgaz comme « client potentiel », a révélé M. Hami à l’Algérie Aujourd’hui. Cette entreprise a assuré la réalisation de « 7 centrales électriques en Algérie », d’après le responsable de gestion des projets que nous avons rencontré à la foire internationale d’Alger.

Un événement qui a permis à Ansaldo d’avoir des consultations avec de grandes entreprises relevant du secteur public. D’après M. Hami, le stand d’Ansaldo « a été visité par
Sonatrach ».

Le responsable de la gestion de projets à Ansaldo n’a donc pas écarté « un éventuel partenariat ». D’autres consultations se sont tenues entre Ansaldo et trois fournisseurs algériens, selon le même responsable. Il s’agit « de la fourniture d’engins électriques, des moteurs diesel », a-t-il expliqué.

L’agriculture, l’autre ambition d’investissement

Outre que le secteur de l’énergie et des travaux publics, la volonté d’investissement
en Algérie est aussi exprimée dans le secteur de l’agriculture. Inalca, entreprise italienne présente dans plusieurs pays du monde, spécialisée dans la commercialisation des viandes rouges, a pour objectif de se lancer dans d’autres projets en Algérie.

« Nous envisageons plus tard de nous lancer dans d’autres projets en Algérie comme l’élevage du bétail vivant et la réalisation d’un centre d’abattage », nous a confié le
représentant de l’entreprise présent à la foire internationale d’Alger. Inalca Algérie,
créée en 2002, dispose d’un entrepôt frigorifique à Corso (Boumerdès) ainsi que de
deux antennes logistiques à Oran et Annaba.

A.T.