Dans le contexte de l’offensive annoncée contre Rafah : La pression s’intensifie sur l’entité sioniste

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PAR AMAR R.

La pression internationale s’intensifie sur l’occupation sioniste pour la pousser à conclure un accord avec Hamas visant à mettre fin à l’agression contre la bande de Ghaza qui est entrée, quatre mois après son déclenchement, dans une phase critique après l’annonce d’une prochaine offensive sur Rafah, dernier refuge pour plus d’un million de Palestiniens de l’enclave palestinienne.

Cette éventualité a provoqué une condamnation internationale unanime, mais rien n’y fait. Pour poursuivre son action dirigée contre Hamas, Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche qu’Israël ouvrirait à la population « un passage sécurisé » pour quitter Rafah, sans préciser vers quelle destination.

Borrell exaspéré : «Ils vont évacuer où les Palestiniens ? Sur la Lune ?»

Mais ce message a été rapidement critiqué par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, qui s’est montré exaspéré. « Ils vont évacuer » les Palestiniens : « Où ? Sur la Lune ? », s’est interrogé à Bruxelles le haut représentant de l’union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Borrell a aussi livré un plaidoyer pour l’arrêt de la vente d’armes à l’armée israélienne.

L’ONU a aussi mis en garde contre « un déplacement forcé de population » à Rafah, par la voix de Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’organisation. Le porte-parole du bureau de la coordination des affaires humanitaires des nations unies, Jens Laerke, a, pour sa part, déclaré qu’Israël n’avait pas contacté le bureau sur un plan d’évacuation de la zone de Rafah dans la bande de Ghaza, que ce soit individuellement ou conjointement, ajoutant que « l’ONU ne participe pas à des évacuations forcées ou involontaires. Il n’y a pas de plan pour faciliter l’évacuation des civils ».

Biden exhorte à «protéger» les civils

Ce funeste plan n’a pas non plus l’assentiment des Etats-Unis, principal allié d’Israël, qui s’opposent à une opération à grande échelle sans solution pour les civils qui sont coincés aux portes de la frontière de l’Egypte. Le président américain Joe Biden, qui traite Netanyahu de tous les noms d’oiseaux dans les coulisses pour son refus de la « solution de deux Etats », a réclamé de la part de l’armée d’occupation un plan « crédible » pour épargner les civils « exposés et vulnérables » à Rafah. Le démocrate de 81 ans a réitéré lundi sa vision pour un Etat palestinien. « C’est la seule voie pour assurer à long terme la sécurité d’Israël », a-t-il affirmé lors d’une rencontre à la Maison-Blanche avec le roi de Jordanie Abdallah II, bien que la césure soit profonde entre le souverain qui veut un « cessez-le-feu durable immédiatement », et le président américain qui continue à parler de pause.

« Les Etats-Unis travaillent à un accord de libération des otages entre Israël et Hamas, qui amènerait immédiatement une période de calme d’au moins six semaines à Ghaza », pouvant déboucher sur « quelque chose de plus durable », a notamment déclaré le locataire de la Maison Blanche.

L’Afrique du Sud soumet une requête urgente auprès de la CIJ

Dans ce contexte, la présidence sud-africaine a déclaré hier qu’elle avait déposé une requête urgente auprès de la cour internationale de justice pour qu’elle examine la décision d’Israël d’étendre ses opérations militaires à Rafah. En outre, elle a affirmé qu’elle a demandé à la CIJ d’utiliser son autorité pour prévenir plus de violations commises contre les droits des Palestiniens dans la bande de Ghaza.

La France sanctionne 28 colons israéliens «extrémistes»

Pour sa part, le ministère français des affaires étrangères a annoncé hier avoir adopté des « sanctions » à l’encontre de 28 « colons israéliens extrémistes » coupables de « violences contre des civils palestiniens en Cisjordanie ». « La France réaffirme sa condamnation ferme de ces violences inadmissibles. Comme nous l’avons affirmé à de nombreuses reprises, il est de la responsabilité des autorités israéliennes d’y mettre fin et de poursuivre leurs auteurs », écrit le ministère dans un communiqué.

Ces 28 individus sont « visés par une interdiction administrative du territoire français », ajoute le Quai d’Orsay, qui a dit « travailler » à « l’adoption de sanctions au niveau européen » à l’encontre des colons violents.

Pendant ce temps-là, le génocide continue à Ghaza où le nombre de martyrs causés par l’agression sioniste depuis le 7 octobre 2023 s’élève à 28.473, en plus des 68.164 blessés et un certain nombre de victimes se trouvent toujours ensevelis sous les décombres et sur les routes, parce que l’occupation empêchait les ambulances et les secours de les atteindre.

A. R.