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Le Monde

France : accord entre la gauche radicale et les socialistes pour les législatives

La gauche radicale et le Parti socialiste (PS) français ont annoncé hier avoir conclu un accord en vue des élections législatives de juin, un texte qui sera soumis à l’approbation interne des socialistes aujourd’hui. « Nous voulons faire élire des députés dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher (le président réélu ndlr) Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale et battre l’extrême droite », déclarent les deux formations dans un communiqué commun. Cet accord parachève ceux déjà conclus par La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon avec les écologistes et les communistes, qui ont débouché sur la création d’une « nouvelle union populaire écologique et sociale ».  Porté par près de 22% des voix et sa troisième position au premier tour de l’élection présidentielle le 10 avril, M. Mélenchon tente de former une coalition afin d’obtenir une majorité des 577 sièges à l’Assemblée nationale et d’imposer ainsi un partage du pouvoir au chef de l’État, le centriste libéral Emmanuel Macron. Les discussions avec le PS, parti de gouvernement historique ressorti exsangue de la présidentielle avec moins de 2% des voix, se sont révélées sans surprise les plus difficiles.

Invité hier sur la radio Franceinfo, le coordinateur de LFI, Adrien Quatennens, a jugé que sa formation avait fait preuve de générosité, ayant proposé plus que la proportionnelle des scores à la présidentielle. Les socialistes en ont obtenu 70, a précisé la direction du PS, sans donner de détail. Ce nombre est inférieur à celui obtenu par le principal parti écologiste, Europe-Écologie Les Verts (EELV) – une centaine dont une trentaine jugées gagnables – mais supérieur aux communistes – 50 dont 16 gagnables.   De son côté, « le PS a fait des pas essentiels », a salué l’eurodéputée LFI Manon Aubry sur la radio Europe 1, citant notamment « la retraite à 60 ans, le non-respect de certaines règles européennes ». L’accord officialisé, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, va désormais avoir la délicate tâche de convaincre le Conseil national de son parti. « Je ne dirais pas que c’est une formalité, au contraire », avertit-on dans son entourage. « Il y aura des déçus, chez les fédérations moins servies que d’autres » en circonscriptions, selon la même source. Olivier Faure doit composer avec la fronde d’un courant minoritaire et de figures historiques du parti, comme l’ancien président François Hollande et l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui menace de partir si cet accord est avalisé.

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