Ghaza accueille le ramadan dans la douleur et la résistance

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Le dernier bilan de l’offensive génocidaire sioniste à Gaza

PAR AMAR R.

Le cessez-le-feu semble encore impossible à Ghaza, qui accueille le mois sacré de ramadan dans la douleur de la situation humanitaire catastrophique et du lourd bilan des victimes des bombardements de l’armée sioniste qui dépasse les 110.000 personnes, 31.045 tuées, 72.654 blessées, en sus d’une dizaine de milliers de disparus ou ensevelis sous les décombres. Et alors que la guerre génocidaire sioniste en cours est entrée hier dans son 156e jour consécutif, des dizaines de civils palestiniens ont été massacrés au cours d’une
série de bombardements israéliens aériens, terrestres et maritimes à travers la bande de Ghaza assiégée. 72% des victimes sont des enfants et des femmes, alors que le bilan des Palestiniens décédés en raison de la malnutrition et la déshydration a atteint 25.

Ce bilan macabre est atteint, alors que la Palestine accueille dans la douleur le mois sacré de ramadan, propice à la piété et le pardon, mais qu’appréhendent les autorités sionistes et américaines qui redoutent la multiplication des actes de la résistance, susceptibles à leurs yeux d’aggraver la menace d’une extension du conflit. D’où, l’appel du président américain Joe Biden, qui avait plus tôt cette semaine tenté de prendre les devants, appelant à une trêve avant le début du mois sacré. « Il faut qu’il y ait un cessez-le-feu. Car si nous nous retrouvons dans ces circonstances jusqu’au ramadan, cela pourrait devenir très, très dangereux en Israël et à Jérusalem », a déclaré le président Biden.

Après l’échec des négociations au Caire autour d’un accord avec le mouvement de la résistance islamique Hamas, et qui porte sur une trêve de six semaines en échange de la libération des otages, Joe Biden a rajouté une couche à ses « reproches » envers son allié sioniste qui ne cadre plus avec ses projets pour la région.

Biden cible Netanyahu

Biden a estimé samedi que le premier ministre sioniste Netanyahu « faisait plus de mal que de bien à Israël » par sa conduite de la guerre à Ghaza. Cela dit, Joe Biden n’en est pas à une contradiction près. Celle qui consiste à accorder le saufconduit pour continuer à tuer plus de Palestiniens sous le faux prétexte du « droit de défendre » l’entité sioniste, et « le droit de continuer à attaquer le Hamas », d’une part, et d’autre part à réclamer qu' »il faut qu’il fasse plus attention aux vies innocentes perdues à cause des actions entreprises ». En évoquant aussi l’existence d’une « ligne rouge » que l’occupant ne devrait selon lui pas franchir, lors d’une offensive massive à Rafah, Biden a réitéré sa décision de continuer à livrer des armes létales à l’occupation sioniste. « Je n’abandonnerai jamais Israël.

Défendre Israël reste d’une extrême importance. Il n’y a pas de ligne rouge où je veux arrêter totalement les livraisons d’armes » et les Israéliens ne seraient alors plus « protégés par le dôme de fer », a dit Biden. Le locataire de la MaisonBlanche a clairement affirmé son
soutien continu à l’effort de guerre de l’occupation, mais, dans une pirouette, il tient la tête au monde entier avec son projet de construction d’un port pour l’acheminement des aides alimentaires à Ghaza. Aussi, l’armée américaine a procédé samedi à son cinquième largage d’aide humanitaire sur Ghaza, où l’agression et la famine menacent des centaines de milliers de Palestiniens. Un premier navire chargé d’aide humanitaire était aussi hier prêt à embarquer de Chypre pour Ghaza, touchée par la famine et bombardée sans répit par Israël depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre.

Cependant, pour les observateurs, si l’inefficience de ces aides humanitaires, par mer et par air, comparées à l’acheminement terrestre, ne fait pas l’ombre d’un doute, l’action de Biden est interprétée comme une tentative d’influer son électorat, a l’occasion des prochaines élections présidentielles américaines.

A. R.