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Nouveau système d’imposition pour les professions libérales : Les médecins libéraux contestent

/Coup dur pour les médecins libéraux désormais soumis à un nouveau mode d’imposition comme l’indique la loi des finances 2022 adoptée le 17 novembre dernier.

Après les avocats qui ont haussé le ton, place aux médecins libéraux qui protestent contre leur exclusion du régime de l’impôt forfaitaire unique (IFU). Plus concrètement leur système d’imposition ne consistera plus en un forfait de 12%. Désormais, leur imposition peut aller jusqu’à 35% pour les plus hauts revenus. Une décision sérieusement contestée par les médecins libéraux qui n’ont pas hésité d’ailleurs à adresser une lettre au Président de la république. «Notre corporation a subi la crise sanitaire de plein fouet, l’activité médicale a sérieusement ralenti en raison de la pandémie. Il n’est pas normale d’imposer un tel système d’imposition, imaginez le sort des petits cabinets avec un taux d’imposition de 35%, plusieurs d’entre eux mettront la clé sous le paillasson», a déclaré Mustapha Ben Brahem, président du syndicat national des médecins libéraux.

Le syndicaliste a aussi indiqué que contrairement aux idées reçus sur les médecins libéraux concernant leur manque de transparence vis-à-vis des impôts concernant le coût de la consultation, de nombreux médecins continuent à exercer leur métier pour des sommes dérisoires. «Il faut savoir qu’il y a de nos jours deux sortes de médecins libéraux, il y a les grandes cliniques qui sont de véritables entreprises qui ne trouveront d’ailleurs aucun mal à payer les 35% et de l’autre côté les médecins qui travaillent dans des zones recluses et qui sont obligés d’afficher des tarifs accessibles à tout le monde, il y a les médecins généralistes aussi sans oublier les médecins de famille qui ne sont pas payés la plupart du temps», a déclaré Dr Ben Brahem. Le syndicaliste a aussi estimé que par la mise en place de telles mesures, c’est toute la corporation qui est menacée ainsi que les patients. «Pour que cette mesure soit respectée, il faudrait que les médecins revoient leurs tarifs à la hausse mais cela n’est pas envisageable surtout avec la baisse du pouvoir d’achat de la population. Si un patient se déplace vers un cabinet médical, c’est pour avoir un remède à ses maux et non pas dépenser une somme exorbitante. Avec une telle décision le gouvernement va nous mener 0 la dérive», a-t-il affirmé. Pour se faire entendre, le SNML n’écarte pas l’éventualité d’une action de protestation.

W. S.

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