Projet de résolution de l’Algérie sur un cessez-le-feu à Ghaza : Les négociations au conseil de sécurité de l’ONU ont débuté hier

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PAR AMAR R.

L’Algérie poursuit sans relâche les démarches appropriées auprès du conseil de sécurité de l’ONU pour l’application de la décision de la CIJ visant à protéger le peuple palestinien. Faisant suite à la convocation de la réunion urgente du conseil de sécurité pour la mise en
œuvre des mesures conservatoires ordonnées par la cour internationale de justice(CIJ) concernant l’agression sioniste contre le peuple palestinien, l’Algérie a distribué aux 14 autres membres du conseil de sécurité un projet de résolution pour un cessez-le-feu, et qui, aux dernières nouvelles, fait encore l’objet de consultations et négociations au sein de l’instance onusienne.

Cette proposition porte également sur l’amélioration de la situation humanitaire à Ghaza et vise à assurer l’acheminement des aides humanitaires urgentes, durables et largement suffisantes aux populations civiles palestiniennes dans l’enclave palestinienne. Le projet de résolution présenté par l’Algérie stipule également le rejet du déplacement forcé de la population civile palestinienne, y compris les enfants, que l’entité occupante entend mener en violation du droit international et du droit international humanitaire. En somme, l’Algérie exige la fin de toutes ces violations. Les consultations et négociations engagées au sein du conseil de sécurité sont destinées à réunir un consensus autour du projet d’obtenir un cessez-le-feu à Ghaza afin de tenter d’éviter l’utilisation du veto par les Etats-Unis comme
à chaque fois lors des précédentes tentatives présentées par d’autres membres.

L’Algérie réitère son exigence

A travers cette proposition de résolution, l’Algérie réitère son exigence selon laquelle toutes les parties doivent respecter scrupuleusement leurs obligations vis-à-vis du droit international, y compris le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne la protection des civils et des biens civils. Mercredi dernier, le conseil de sécurité s’est réuni, à la demande de l’Algérie, suite aux instructions émises par le président de la République à la mission algérienne, portant demande de la tenue d’une réunion urgente du conseil de sécurité au sujet des mesures
conservatoires décidées par la CIJ, suite à la saisine déposée par l’Afrique du Sud à La Haye contre l’entité sioniste pour les crimes de génocide commis contre le peuple palestinien dans la bande de Ghaza.

Lors de cette réunion, l’Algérie a affirmé l’importance de la reddition des comptes pour
protéger les générations futures contre ces atrocités commises actuellement à Ghaza, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Ghaza. Le représentant permanent de l’Algérie auprès des nations unies à New York, Amar Bendjama, a souligné que les
mesures conservatoires exigées par la CIJ doivent être appliquées pour protéger le peuple palestinien contre le génocide qu’il subit, affirmant que l’entité sioniste, puissance occupante, « doit se conformer immédiatement aux mesures décidées par la CIJ ».

Pas de mise en œuvre sans un cessez-le-feu

Toujours concernant les mesures conservatoires décidées par la CIJ, M. Bendjama a affirmé que ces dernières « ne sauraient être mises en œuvre que par un cessez-le-feu et un arrêt immédiat des attaques », appelant « toute personne qui s’y opposerait à se remettre en cause et à interpeller sa conscience et son humanité ». La démarche de l’Algérie pour la protection du peuple palestinien intervient dans le sillage du rejet, à l’unanimité, des membres du conseil de sécurité de l’ONU, sur proposition de l’Algérie également, de tout déplacement forcé des Palestiniens en dehors de leurs terres, exprimant leur inquiétude concernant les récentes déclarations de ministres sionistes encourageant le transfert massif de civils de Ghaza vers des pays tiers. Depuis, l’Algérie est restée active sur ce dossier.

Elle est aussi confortée par le groupe arabe au sein de l’ONU, et de l’autorité palestinienne, qui a indiqué que « le cessez-le-feu immédiat à Ghaza est le seul moyen pour protéger les civils, couvrir leurs besoins humanitaires fondamentaux ainsi que mettre en œuvre la décision de la cour internationale de justice (CIJ) et la résolution 2720 du conseil de sécurité ». Les trois pays africains, le Mozambique, le sierra-Leone et l’Algérie ont aussi plaidé d’une seule voix pour un cessez le feu à Ghaza.

A.R.